HERZFELD  
télégrammes  

11.11.2007

 

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DNA (quotidien)


11.11.2007 : Herzfeld party La salle du Molodoï a accueilli lundi la « party » donnée par le jeune label strasbourgeois Herzfeld, créé en 2005. Organisée en partenariat avec l'association Komakino et le magazine Poly, qui a consacré sa couverture du numéro d'octobre et un dossier de huit pages au label, la « Herzfeld party » mettait à l'affiche la plupart des artistes qu'il a signés. Une compilation éditée par Poly, réunissant 13 morceaux des différents groupes produits par Herzfeld, était distribuée au public, comprise avec le prix d'entrée. La soirée a débuté par une projection d'une dizaine de minutes, comprenant le clip de l'une des chansons de T. ainsi qu'un film, Saisons, reprenant des fragments de fins d'après-midi de concerts en 2006. Puis, tous les groupes du label strasbourgeois sont tour à tour montés sur scène. On y passait ainsi de l'univers calfeutré de T. qui, voix posée, hypnotise le public par sa présence, son rythme intime et mélodieux, à celui délirant, déjanté, du duo Electric Electric, très rythmé. Au son de leur musique folle, l'atmosphère est devenue survoltée. Le Herzfeld Orchestra, qui réunit tous les musiciens du label, a fermé le bal. Herzfeld petit à petit prend son envol. Renaud Sachet, l'un des membres fondateurs du label, estime passer actuellement un cap : « Six ou sept albums sont prévus cette année ». Prochain objectif : trouver « un bon distributeur » et avoir enfin accès à plus de presse et toucher ainsi un plus large public. C. E.

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DNA (quotidien)


10.11.2007 : Original Folks au Poussin Vert. Entre électrique et acoustique. Affluence inhabituelle jeudi soir au Poussin Vert de Colmar pour la prestation des Strasbourgeois d'Original Folks. Du monde en salle et en scène. C'est peut-être le fait de dépasser par le nombre de musiciens l'habituel trio ou quatuor auquel le rock nous avait habitués, qui a attiré vers la scène davantage de curieux qu'à l'accoutumée. A moins que ce ne soit la mini hype régionale, qui fait d'Original Folks, l'un des groupes les plus prometteurs du label strasbourgeois Herzfeld. Sur pièces, les six musiciens dont pas moins de quatre guitaristes (sans la basse) ont « du mal à se mettre dans le bain », comme l'avoue d'ailleurs le chanteur après un « Daze » pourtant accrocheur, mais qui ne décolle pas. Il est vrai que la chance ne sourit pas d'entrée au groupe, dont le bassiste rompt une corde avant mi-parcours. Mais le vent tourne, et sur une basse prêtée par une fan, Original Folks repart avec un net regain d'énergie. Les guitares, entre électricité et acoustique se cabrent, les voix s'accordent, bien que parfois étouffées par un refroidissement dont souffre le principal chanteur. La section rythmique est servie avec douceur par une batterie légère et une excellente basse mélodique et aérienne, qui lie avec grâce l'ensemble et c'est dans les parties instrumentales surtout, que les teintes sonores offertes par le sextet sont les plus lumineuses. Original Folks connaît aussi la géométrie variable et la générosité. Soudain, les musiciens changent de poste et c'est Solaris Great Confusion qui prend le relais. Stephan et sa guitare sont maîtres à bord et l'électricité se fait plus âpre tout comme la voix. Le public en redemande et les Strasbourgeois ne se font pas prier pour distiller encore quelques notes à des curieux ou des fans avides de douceurs. C.S

Un sextet à géométrie variable. (Photo DNA-C.S.)

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Sensationrock (web)

01.10.2007 : Interview de Lauter
Membre fondateur du label strasbourgeois Herzfeld, Boris Kohlmayer, alias Lauter, nous parle de son univers, de son album auto-produit et présente les artistes de ce label, aux idées foisonnantes.

Interview :

- Lauter... d'où vient ce nom ?
J’ai grandi dans une petite ville coincée entre la France et l’Allemagne. La frontière entre les deux pays est délimitée par une rivière : la Lauter. En allemand, cela signifie « plus fort », mais à la base ça voulait dire (en parlant de l’eau) « la clarté, la pureté».

- Quelles sont tes influences ?
Les Beatles, Joy Division, Pink Floyd, Nick Drake, Low, Smog, Neil Young, Led Zeppelin, Velvet Underground...Beaucoup, beaucoup de musiques. Que j'en soit conscient ou non.

- Où vas-tu chercher ton inspiration ?
Dans la vie de tous les jours, dans des anecdotes qui me sont arrivées ou qui sont arrivées à des proches, dans mes lectures, dans des films, dans les musiques des autres...

- Tu viens de réaliser un disque, Cursed, que tu as enregistré toi-même et que tu vends uniquement à tes concerts, il n'est donc pas distribué, pourtant tu as un label...Peux-tu expliquer cette démarche ?
A walk will take my mind off things, mon premier album, est sorti en 2005 sur Herzfeld. C’est un label qui a le mérite d’avoir des projets ambitieux, une charte rigoureuse et une ligne directrice en ce qui concerne la qualité du son et le disque/objet lui-même : c'est ce qui fait entre autres la qualité du label et sa spécificité. J'imagine, qu'en dehors de la musique, que c'est à cela qu'on reconnait les albums Herzfeld. Dans ce cas, Cursed n’y trouve simplement pas sa place : je l'ai réalisé seul dans ma chambre de manière très humble, en prenant le son comme il était, sans la technique d'un ingénieur du son digne de ce nom. J'enregistre donc chez moi, je mixe chez moi et je fais la pochette que je photocopie. Et donc, la distribution (qui est un grand mot dans ce cas !) se fait de la même manière : c'est pour cela que ce CD-R n'est trouvable qu'à mes concerts ou en m'envoyant un mot sur ma page myspace. Cela reste intime et je ne compte pas graver des centaines d'exemplaires.

- De quoi parle ce disque ?
Les thèmes que j'aborde sont récurrents. Il s'agit souvent de fuite, de voyage ou de quête, de mouvements dans l'espace ou intérieurs. Il y a aussi des délires inexplicables, des réflexions personnelles ou des rencontres qui m'ont marqué.

- Tu as collaboré avec une chanteuse, Little Red et tu joues aussi dans un autre groupe, Drey...
Je joue toujours avec Little Red. Nous formons un duo guitare/chants pop-folk (Little Red Lauter!). Cela va faire deux ans que l'aventure a commencé. Nous nous produisons pour le moment le plus souvent à Paris, où nous vivons, et j'espère que nous allons bientôt commencer à jouer dans d'autres contrées. Nous sommes en train d'enregistrer un album pour Herzfeld. Drey est un groupe que j'ai fondé avec Vincent (qui enregistre les disques Herzfeld) en 1999! Après avoir pratiqué une sorte de rock expé/noise, une sorte de no-wave, puis un certain post-rock (nous avons sorti le EP Crowd Drawings sur Antimatière en 2002), le groupe a développé son songwriting et a sorti ce mois de septembre son 1er album, sur le label Herzfeld, bien sûr. Ce groupe a une réelle particularité en ce qui concerne la composition et l'approche du son, vu son passé et la personnalité de ses quatre membres. J'ai toujours du mal à étiqueter sa musique.

- Parle-nous de cette scène alsacienne très vive, menée par ton label Herzfeld et les nombreux projets tels que Loyola ou Buggy...
En 2004, à Strasbourg, nous avons fondé Herzfeld, qui regroupait alors les labels Antimatière et Vergo Records. Une réelle dynamique est née et est toujours présente : avec l'envie d'enregistrer des albums, de faire des concerts, de partager nos expériences et d'aller dans le même sens en étant conscient des envies et particularités de chacun. C'est autant un label qu'un collectif : en effet, on retrouve souvent les membres au sein de plusieurs groupes, ce qui créée une dimension familiale. On peut le voir sur le site www.hrzfld.com, ou les photos des albums des groupes affichent souvent les mêmes visages. Nous avons pu nous rencontrer également par le biais de différentes associations très dynamiques qui organisent des concerts, notamment à Strasbourg : Komakino, Nightonearth, Hiero et Stimultania entre autres. Loyola est un trio que je qualifierais de folk sombre et envoûtante, menée par Spide et sa voix qui ne peut laisser personne indifférent. Il y a également T. à la batterie et Vincent à la basse. Leur album It Will Shine est merveilleux ! Blaesheim Hill est le 1er album de Buggy qui surfe de manière insouciante sur les vagues de la pop DIY telle qu'on a pu en entendre fin des années 80 début 90. Je pense souvent à Pavement ou Sebadoh en réécoutant leur disque. Buggy prépare également un nouvel album qui sera franchement plus pop, affichant la maturité et l'assurance qu'a le groupe aujourd'hui. De nombreuses albums sont prévus dans le calendrier des sorties : surveillez ce qui se passe sur notre site !

- Une petite question rituelle...Quel est ton top 5 cd du moment ?
Skygreen Leopards, Disciples Of California
Smog, A river ain't too much to love
Neil Young, After The Gold Rush
Neutral Milk Hotel, In the Aeroplane Over the Sea
The Cure, Pornography

-...et de tous les temps ?
Nick Drake, Pink Moon
Joy Division, Unknown Pleasures
The Doors, The Doors
Neil Young, On The Beach
The Stooges, The Stooges

Simon G

< Sensationrock.com

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Benzine & Ondefixe (web)

18-09-2007 : Même si le label strasbourgeois Herzfeld s’est jusque là fait discret, y compris dans ces pages, il serait dommageable de ne pas vanter rétrospectivement les qualités intrinsèques des albums de T, Buggy, Lauter et Loyola ; lesquels constituent un catalogue certes maigrelet, mais sans faute de goût. Et après avoir ramassé en pleine face un tube de l’envergure de Sweet emptiness, qui ouvre cet album éponyme de Drey, on se dit que la faute n’est pas sur le point d’être commise. Avec sa basse ronde et profonde, sa batterie enlevée et inventive, ses guitares pertinentes tant dans la luminosité que dans la noirceur, et ses contre-chants livrés par 3 des protagonistes, ce titre ravive violemment les cendres d’une new-wave fédératrice. Et c’est tout naturellement qu’avec une entrée en matière pareille, et quelques autres titres comme City lights ou le syncopé Velvet war, le parallèle avec I Love You But I’ve Chosen Darkness s’établit. Même puissance mélodique obscure, même envoût 42e ement. Mais là où la musique des texans avait tendance à être desservie par une production hypertrophiée, celle des français Boris Kohlmayer (Lauter), Vincent Robert (Loyola, Buggy), Samuel Colard et Pascal Gully conserve une nudité qui préserve et souligne tous ses reliefs. Mais le parallélisme est déviant : Drey s’égare sur des plages ralenties tirant leur inspiration dans le psychédélisme cher à Syd Barrett (The downer, ou plus encore Sleepwalker, enrobés de nappes analogiques, piano Rhodes et harmoniques de guitare), ou à l’exact opposé, s’élance dans une course poursuite sonique (Agitation of spirit). Un album modestement classe, dont le contenant rudimentaire ne doit pas voiler les incontestables qualités du contenu. Sébastien Radiguet

< Benzine
< Ondefixe

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A découvrir absolument (web)

01.09.2007 : Lauter, l’interview
ADA : Comment est né cette idée de projet solo brut de décoffrage ?

LAUTER : C’était au printemps 2007, une tournée avec LOYOLA (label herzfeld) était prévue en mai, mais s’est malheureusement réduite à une date parisienne. Je me suis dit que ça serait chouette d’avoir un nouveau cd pour l’occasion.
L’idée a donc germé environ 2 mois avant le concert.

ADA : Comment as-tu travaillé sur ce disque ?

LAUTER : « Bow » et « She’s putting you on » ont été écrits et enregistrés l’année d’avant : j’ai un peu amélioré le mixage en faisant ressortir les voix, en me penchant un peu plus sur les parties psychédéliques et en rajoutant une bonne dose de reverb et de delay !.

Les autres chansons ont été écrites à ce moment. Les thèmes abordés sont récurant et l’idée de mouvement est souvent présente : qu’il s’agisse de fuite, de séparation, de quête. J’ai fait un premier jet de textes, puis les musiques sont venues très rapidement. J’avais parfois déjà quelques ébauches d’harmonies et de mélodies qui se sont alors consolidées. J’ai alors pu retravailler légèrement les paroles et découvrir ce qui allait être couplets et refrains. Je passais environ 2 à 3 jours par chanson sur l’enregistrement et l’instrumentation (guitare, banjo, clavier, percussions, programmation). Le mixage a mis plus de temps : c’était la première fois que je me penchais sérieusement seul à cette tâche. Pour la majeure partie de l’enregistrement et pour le mixage, je n’avais qu’un pauvre casque de baladeur (ceux qui rentrent directement dans les oreilles !). Une vraie torture.

ADA : Cursed évite magistralement l’écueil de l’ascétisme. Le challenge c’était aussi de présenter des chansons presque en squelette avec un habillement minimal mais impeccable ?

LAUTER : Oui, je voulais quelque chose de sobre et simple à réaliser, qui s’articulerait autour de la voix et de la guitare. Faire avec les moyens du bord : seul dans ma chambre avec des outils de base. Je ne suis pas sûr de m’être assez abstenu en ce qui concerne les arrangements… Je trouve même que certains des morceaux sont très foisonnants. En règle générale, le minimalisme (ou un minimalisme apparent) ne me fait pas peur.

ADA : Cette échappée belle est elle nécessaire dans ta vie de musicien ?

LAUTER : C’est tout simplement un réel espace de liberté supplémentaire ! Disons que c’est un espace personnel où je peux évoluer comme je l’entends, musicalement parlant où je pense être sincère la plupart du temps. Pour « cursed », c’est aussi d’avoir la possibilité de mener un projet de A à Z : En comprenant l’enregistrement, le graphisme et la diffusion qui se veut très intime. L’idée est d’être proche de mon travail quotidien : écrire des chansons, faire des maquettes… Et les considérer comme produits fini. Le but n’est aucunement de court-circuiter le travail d’un vrai label, j’avais simplement envie de faire quelques nouvelles chansons et si possible que quelques personnes les entendent.

ADA : Aurais tu pu enregistrer ces morceaux avec un groupe ?

LAUTER : Ce n’était vraiment pas le but de se confronter à d’autres personnalités pour ces chansons… L’enregistrement et le mixage de l’album de DREY (qui sort ce mois de septembre 2007 sur le label Herzfeld) venaient de se terminer et j’avais besoin de faire cette musique de manière très égoïste, par contradiction avec un travail en concertation comme ça se passe dans un groupe.

ADA : La littérature, le cinéma, ta vie, tes sources d’inspirations sont elles à chercher là-dedans ?

LAUTER : Je ne crois pas que la littérature ou le cinéma m’aient vraiment influencé de manière apparante pour ces chansons-là. Ce sont des tranches de vies, réflexions, envies, frustrations et souvenirs confrontés et emmêlés qui forment de petites histoires. Ici la musique garde un rôle très important, et c’est autour d ‘elle que le reste s’articule, que les textes et ses tensions sont mis en valeur.

ADA : Pourquoi l’ours est ton emblème ?

LAUTER : En cherchant une idée de photo pour la pochette de mon 1er album « a walk will take my mind off things » (Herzfeld, 2005), je ne voulais pas que des visages apparaissent sur la pochette et l’idée d’une mise en scène m’intéressait. J’avais envie de quelque chose d’atemporel et me dirigeais donc vers un paysage naturel (un bois, une forêt), en cherchant un personnage qui pourrait me ressembler… En musique, je suis souvent râleur, bougon : je suis un ours ! Et puis il y a aussi le fait d’être enfermé dans une pièce souvent sombre à faire de la musique sans vraiment mettre le nez dehors. Je pense que pas mal de musiciens ont l’impression de se réfugier dans leur grotte.

ADA : Vas-tu faire vivre cursed sur scène ?

LAUTER : Oui, j’ai déjà joué certaines de ces chansons en concert. Seul et en groupe, notamment avec LOYOLA et le HERZFELD ORCHESTRA (une version live de « WHO IS THAT BOY » est d’ailleurs en ligne sur le site du label Herzfeld à cette adresse :http://www.hrzfld.com/jukeboxs.htm ) Et je jouerai encore certains de ces morceaux en solo lors des prochains concerts que je vais faire avec SPIDE (le 06 10 @ festival French Connection/Amsterdam, le 07 10 @ la chapelle/Bruxelles et le 09 10 @ Saphir 21/Paris.

ADA : Quelle est ta position face à la gratuité de la musique et à tous les changements dus à l’Internet ?

LAUTER : Je suis plein de contradictions à ce propos. En tant que consommateur, j’apprécie que des artistes mettent des morceaux en téléchargement libre/gratuit. Il vaut mieux que ces musiques soient téléchargées gratuitement et écoutées plutôt que pas écoutées du tout. En tant que musicien, cette gratuité ne risque pas de me faire vivre… Pour moi le disque reste important : le choisir, le mettre dans le lecteur, feuilleter le livret, regarder la pochette, apprécier la tracklist, faire attention à ne pas le rayer…J’aime ce rituel. C’est en opposition avec l’effet grosse compilation qui arrive en téléchargeant titres par titres, en toute insouciance et inconscience de ce qu’un artiste a voulu faire passer sur la longueur d’un album.

ADA : Le mot de la fin est pour toi :

LAUTER : Je vous invite à visiter le site du label Herzfeld, collectif basé à Strasbourg, dont je fait partie : www.hrzfld.com Des vidéos, mp3 gratuits sont téléchargeables et vous pouvez bien sûr commander les productions. Le label sortira encore de très bons albums en 2007/2008 : Drey, T., Guisberg, Electric Electric, Original Folks, Buggy et Little Red Lauter oû vous me retrouverez. Je prépare également un album coproduit par Herzfeld et Clapping Music, nous en reparlerons en 2008 en temps voulu…

petit info supplémentaire : mon cd 'cursed' n'est commandable qu'à partir de mon adresse myspace :
http://www.myspace.com/_lauter

Interview réalisé par Gerald de oliveira en Septembre 2007

< A découvrir absolument

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Autres Directions (web)

31-08-2007 : A l’écoute de ce premier album annoncé depuis longtemps, l’excitation le dispute à l’agacement. Ce disque sort donc sur le label-collectif alsacien Herzfeld, au sein duquel on retrouve la plupart des acteurs oeuvrant dans les groupes du label (Loyola, T, Lauter, Drey, Buggy). Il ne bénéficie guère d’une distribution et d’une promotion à la hauteur de sa qualité musicale et souffre d’une présentation une nouvelle fois ultra cheap (un livret de 2 pages et le minimum syndical niveau visuel) qui laisse à entendre que le groupe n’a que sa musique à offrir. Dans ces conditions artisanales, et alors que l’album de Drey devrait être reconnu comme un nouveau coup d’éclat dans l’environnement musical de la scène française, les disques Herzfeld risquent de rester un secret trop peu partagé. En effet, comme pour les disques de Loyola, T, Buggy, Lauter, tous salués ici, ce premier de Drey est une formidable réussite. Le genre de disque (enfin, d’album, tant rien n’est fait pour satisfaire la soif de l’amateur avisé à la recherche d’un "bel objet") dont on tombe amoureux immédiatement. Guitares vrombissantes, basse ronde et étourdissante, batterie dynamique, chant habité et envoûtant à 3 voix, chœurs à la tierce, Drey talonne d’entrée les fantastiques I Love You But I’ve Chosen Darkness. Piste Bedhead dans ses moments les plus apaisés. Réveille les fantômes de Joy Division sur le syncopé Agitation Of Spirit. En guise de point d’orgue à cet album, l’extraordinaire morceau City Lights est un véritable manifeste au profit d’une noirceur fascinante. Drey joue ici autant avec son cœur pour mieux dévoiler son âme et instaure une tension en apesanteur. Plus loin, le quatuor s’apaise, bifurque vers des routes plus sereines et pop, mais la mélancolie poins à chaque note, chaque mot. Un sommet dans les profondeurs de l’intimité.

< Autres Directions

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La Blogotheque (web)

28.08.2007 : Drey, avec le temps

Alors le voilà ce premier album de Drey, il a pris son temps et il a eu raison. À un moment à Strasbourg, on les voyait partout : ils jouaient en version noise sur le béton noir du Molodoï, ils réapparaissaient pour une minirésidence avec Emiter, vétéran polonais de la bidouille minimaliste, criaient Mitraillettes : en avant ! avec les voisins free de Sun Plexus puis montaient sur la scène des Eurockéennes puis se confrontaient au collectivisme de La Terre pour y accoler leur mécanique instrumentale.
Puis l’accalmie ou à peu près. On est en gros en 2004, Drey a beaucoup fouillé et peu gravé, mais comme il était dit que ce premier album attendrait son moment, le groupe a commencé par se disperser dans les projets du joli label Herzfeld - et ailleurs.

Des méandres et encore des méandres, et un de plus à ajouter enfin : un album ambitieux et sans titre. C’est l’Angleterre, New York et la Suède sur les bords du Rhin. Le morceau d’ouverture, Sweet Emptiness, tient sur une basse qui ne peut être qu’un hommage à Joy Division et affidés, et puis j’ai parfois pensé qu’il y avait du Hüsker Dü dans leur paisible colère - ce qui est sûrement faux mais cette idée fugace s’est accrochée depuis. On retrouve aussi ce goût pour la pop chorale qui traverse la plupart des productions Herzfeld (signées Vincent Robert, bassiste de Drey), et qui était jusqu’ici à peu près absent des aplats rocks défendus par Drey.

Et les turbulences petit ? Elles sont bien là, pour rappeler que cette musique à 1000 têtes est née de cris de guitares bouillantes. Des résidus qui brouillent les mélodies, des crissements et des blitzkriegs qui feraient bien de Drey unreprésentant particulièrement malin de la relecture post-rock version 2007. On y croise du coup beaucoup de fantômes - c’est autant un défaut qu’un bel exercice de style -, mais ce n’est heureusement pas que ça.

Drey a la chance d’avoir un studio à disposition et a pris le par(t)i d’y composer ce disque boulon par boulon, entre un été, un autre été et l’hiver qui a suivi. Et comme à Strasbourg le climat est continental, on dira la même chose de ces neuf morceaux qui assument leurs hésitations provoquées et recherchées. C’est sûrement cette instabilité on ne peut plus honnête qui fait que ce premier album s’insinue, qu’on finit sans y penser par hurler dans la salle de bain à 7h30 en mimant le jeu de batterie hâché menu de Agitation of Spirit. Drey m’a accompagné une partie de cet été pourri, et je vous confirme que ce disque se joue des terrains détrempés comme du cagnard le plus infâme. DJ Barney

< La Blogotheque

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Ecrans / Libération (web)


27.07.2007 : Dans la série des compilations gratuites de l’été, le label strasbourgeois Herzfeld a mis en ligne hier son Juxebox 6, un ensemble de morceaux enregistrés lors du concert du Herzfeld Orchestra à Gundershoffen et proposés en téléchargement libre. Fusion des labels Vergo Records et Antimatière, Herzfeld a été créé avec « l’envie de jouer, d’enregistrer, de sortir de beaux disques, et de partager des expériences en lien avec la musique. » Ce qui se ressent dans le petit lot de chansons live livrées ici. Entre rock planant, folk énergique et pop mélancolique, on part ainsi à la rencontre de sept artistes et groupes du label : T., Lauter, Buggy, Ice Cream, Guisberg, Sarah & Romeo, et Solaris Great Confusion. Les cinq premiers Juxebox - tous composés de morceaux inédits - sont toujours téléchargeables gratuitement sur le site. Et deux Jukebox spéciaux sont prévus pour le mois d’août pour fêter la sortie en septembre du premier LP du groupe de « rock urbain de tête » Drey, dont quelques morceaux sont en écoute sur le mySpace du label.

< Ecrans

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Hors-série Poly - festival C'est dans la vallée 2007 (mensuel)
Flux 4 (webradio)

05-2007 : Ceux qui ont la chance de les voir sur scène sont immédiatement tombés sous le charme de leurs sublimes folk-songs. La formation strasbourgeoise Original Folks risque bien de devenir incontournable à l’avenir. De petites plaisanteries entre amis naissent parfois des détours déterminants. Lorsque Jacques Speyser initie l’idée, en marge de ses activités pour Grand Hôtel, d’un instant ludique autour d’une première chanson d’inspiration country-folk, Ladidoo My Lady Doe, il ne s’agissait pour lui que d’amuser son entourage. Et pourtant, elle est la première d’une série de ballades acoustiques généralement courtes, qui sonnent comme des instants d’éternité, précieux et justes. En 2005, la mise en ligne en téléchargement libre de cinq titres sur le site du label strasbourgeois Antimatière, ainsi que les premières apparitions scéniques des Original Folks, les musiciens qu’il réunit autour de ce nouveau concept, suscitent un enthousiasme immédiat. De l’approche récréative des premiers instants naît une vocation nouvelle autour d’un projet collectif plus ambitieux, avec la possibilité d’enregistrements et de nouveaux concerts, comme celui que donne la formation à La Flèche d’Or à Paris, en première partie de Go-Kart Mozart, le groupe de Lawrence, l’ex-leader fantasque de Felt et de Denim. Les nouvelles orientations conduisent à stabiliser la formation autour de membres permanents, complètement impliqués dans le nouveau projet. Ceux-ci viennent d’horizons différents, mais ne sont pas méconnus sur la place puisqu’on retrouve autour de Jacques Speyser, son vieil acolyte Franck Marxer, guitariste et parolier sur Grand Hôtel, Pierre Walter alias Spide, le chanteur et guitariste de Loyola, Stéphan Nieser à la guitare, Michael Labbé à la basse, Paul-Henri Rougier aux claviers et Roméo Poirier à la batterie. « Depuis l’hiver dernier, nous renseigne Jacques, Original Folks enregistrent une bonne dizaine de morceaux qui constitueront notre premier album, dont la sortie est prévue cet automne sur Herzfeld. » Une publication très attendue parmi les très nombreuses sorties prévues prochainement sur le label, aux côtés des nouveaux disques de Drey, T., Guisberg, Lauter, Little Red & Lauter ou Buggy. En parallèle, les Original Folks multiplient les représentations, dans des lieux très divers, « histoire de toucher des publics différents », comme ce sera le cas dans le bel espace du Pavillon Joséphine à l’Orangerie à Strasbourg ou à Sainte-Marie-aux-Mines. « Une véritable fierté en tant que musicien, poursuit Jacques, est de comprendre qu’une relation s’est établie entre une personne et la chanson que j’ai écrite. Et d’imaginer que cette relation puisse être aussi intense que celle que j’entretiens moi-même avec certaines chansons » comme celles que la formation reprend sur scène, Everything Flows de Teenage Fanclub, Love Becomes A Savage de Stephen Duffy de The Lilac Time, Eyepennies de Sparklehorse ou Seabird des Alessi Brothers. Un choix qui l’inscrit dans ses propres filiations, et nous renseigne sur des possibilités infinies. Emmanuel Abela

< Flux 4


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Reflets DNA n°155 (hebdomadaire)

26-05-2007 : En scène depuis deux ans, Original Folks enregistre un premier album à paraître à l'automne. Le clan des sept Strasbourgeois se démultiplie aussi en projets individuels. Ils sont très sérieusement joueurs. Leur nom que l'on avait imaginé comme une prétention puriste brandie en étendard revendicatif, a été décollé d'un sticker d'une marque de jeans US dont c'était le slogan. Original Folks pour le fun, donc, mais un nom qui s'ajustait cependant à leur univers musical, folk en effet, avec accents pop et country, mettant dans son panier d'influences aussi bien Stephen Duffy, Midlake et Ron Sexsmith, que les icôniques Beatles et Beach Boys. Ces sources dites, c'est assez modestement que se présente le groupe : "Nous sommes des amateurs qui faisons de la musique par plaisir, dans le prolongement de ce qu'on aime", déclare le chanteur et compositeur Jacques Speyser. Entré en scène en 2005, le combo strasbourgeois s'est formé au fur et à mesure. Original Folks se compte aujourd'hui à sept membres, dont quatre guitaristes. Entre plusieurs dates de concert dans le région, c'est en studio que l'effectif travaille ces temps-ci sa musique, en vue de la publication annoncée pour l'automne d'un premier album, par le très productif label régional Herzfeld, qui en met l'écoute et en ligne de son juke-box les premières ébauches, dont Seabird, se souvenant du titre du même nom des (Billy et Bobby) Alessi Brothers. Original Folks n'est une fin en soi pour aucun de ses membres, qui s'essaient aussi à d'autres projets musicaux. Quatre d'entre eux jouent dans le même temps au sein de Solaris Great Confusion, un autre est la voix de Loyola, un autre pointe du côté d'Icecream, tandis que Jacques Speyser émarge au sein de Buggy. Dans ces aventures parallèles, chacun explore à sa manière les influences que synthétise Original Folks. Nathalie Chifflet

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Dernières Nouvelles d'Alsace (quotidien)

23.03.2007 : Mélancolie Rock
Le chanteur T, du label Herzfeld, et le groupe Aaron ont, tour à tour, tendu leur voix aux micros de la Laiterie pour une soirée rock, pleine de brouillard. Trois petites ombres, bordées d'une lumière blanche de projecteur. Voici T, accompagné de ses deux musiciens : l'un est batteur, l'autre est au synthé, le troisième fait vibrer ses cordes vocales. Ou les cordes de sa guitare. Les textes sont en anglais. Le chant est intime et mélancolique. La voix bien posée. La musique cicatrise ou saigne. C'est comme un morceau de coton. Les sons s'imbibent lentement pour calfeutrer et soulager. Les mains derrière le dos et l'air de rien, T chante. Au fur et à mesure, ses bras se délient et rentrent dans la musique, suivent les sons et soulignent le rythme. Sans prétentions. Le personnage se présente vite fait, juste avant la dernière chanson. Le temps de dire l'essentiel. C'est suffisant et ça lui va bien. A sa suite, Aaron donne dans le spectaculaire. La fumée rougeoie sur une scène vide avec un fond sonore qui s'amplifie. La tension monte, les lumières s'éteignent. La salle, pleine à craquer, acclame sa star. Le groupe joue avec des effets de clair/obscur. Le plus souvent dans l'ombre, leurs silhouettes se détachent en contre-jour. De manière brève. Comme des coups de tonnerre qui répondent aux cris du public. Aaron fait une apparition « choc ». La mise en scène impressionne, un moment. Piano à queue et violoncelle. Les instruments vont parfaitement avec le style rock à la mélancolie secouée et sophistiquée. Bé.M.

< DNA

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Popnews (web)

22.03.2007 : Lorsque je glissai pour la première fois "It Will Shine" sur la platine, ma réflexion immédiate fut : "on a retrouvé l'album caché du Velvet Underground, ils nous le ressortent !". Il faut bien dire que le premier titre, "Upon the Scene", sonne véritablement comme un inédit du groupe de Lou Reed, dans sa période calme, entre le troisième album et "Loaded", avec une batterie rudimentaire, des chœurs évanescents en fond… Eh bien non, c'est Loyola, trio alsacien qui livre ici son premier opus. Le ton est donné : il s'agit ici d'un album très lo-fi, tel que peut le pratiquer un groupe comme Herman Düne, avec toutefois, en prime, un certain nombre d'arrangements à cordes inattendus et tout à fait délicieux (le titre "It Will Shine", en particulier). Cette galette est sortie il y a déjà quelques mois mais est, assez étrangement, passée quasi-inaperçue à sa sortie. Fait qui peut sembler incongru, étant donné la qualité des compositions et la beauté de certains climats sonores figurant dans l'album. "Song of Fear" en est la parfaite représentation, de délicates arabesques tissées par la guitare acoustique, qui s'alourdissent sur la fin de la chanson, tandis qu'un clavier saturé se fait entendre, apportant une grande profondeur au morceau. L'album contient en son sein un hit potentiel (dans un monde idéal) : "Show Up", sorte de pop-funk brinquebalante, aux guitares dissonantes et au refrain terriblement efficace. "Burden", plus mélancolique, une voix désabusée qui flotte sur un rythme ternaire, reste classique mais toutefois très touchante. Loyola termine l'album en beauté avec l'excellent "Hello Goodbye", entre guitares acoustiques et voix étranglée. Le folk de Loyola reste majoritairement sépulcral et sombre. Plus proche de Leonard Cohen que de Melanie Safka. En entendant cet album de Loyola, il paraît indéniable que le folk plein de pureté et d'étrangeté présent chez des artistes comme Bruno Green, Turner Cody ou Herman Düne continue de se répandre. L'émotion acoustique continue à faire son œuvre, et c'est une très bonne chose. Un album à redécouvrir d'urgence. Frédéric Antona

< Popnews

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Dernières Nouvelles d'Alsace (quotidien)

21.01.2007 : Voyage à Guisberg


Guisberg : rock noir et lumineux de Strasbourg.
(Photo DNA-C. Schneider)

C'est au Poussin Vert que Hiero a accueilli jeudi soir les strasbourgeois de Guisberg, remplaçant au pied levé Loyola indisponible.
Si la qualité musicale des groupes en devenir reste toujours une surprise à découvrir, leur disponibilité et leur gentillesse est quasi toujours acquise. Guisberg ne déroge pas à la règle. Father M., balançant les basses sur sa Music Man, et Renz le guitariste parlent avec douceur de leurs débuts, il y a tout juste un an, de leur cd produit par Herzfeld, de leurs racines ancrées quelque part dans un petit et inaccessible village de l'Est (Kenectug Broz pour les amateurs d'anagrammes). Leur musique, ils la situent plutôt «à l'Ouest», et le démontrent avec des reprises « grand écart » entre Klaus Nomi et Bruce Springsteen ou des morceaux traitant de la solitude des acariens (« Song For The Dustmites ») ou rendant hommage aux morts vivants de George Romero (« The Zombies»). Mais au-delà de l'humour poétique et décalé du combo, se niche une sensibilité très présente. Batterie impeccable : dans la voix chaude et les accents d'une tension toute intérieure du chanteur, dans les glissandos délicats de la basse, les compos trouvent leur âme. La batterie, souvent impeccable, et les riffs saturés de l'Epiphone, fournissent l'énergie. Quelques passages à l'ukulélé inaugurés par « After The Round » apportent une touche plus minimaliste à certaines ambiances. Mais qu'on ne s'y trompe pas, si Guisberg rêve de soleil (« Californian Sun »), ce n'est pas pour rien. Pour preuve cette version, encore plus noire que l'originale, de « When The Music's Over » des Doors. Les Strasbourgeois empruntent donc d'obscurs chemins mais les illuminent de leur musique. Dommage que le Poussin Vert n'ait pas attiré d'avantage de public. C. Schneider

< DNA

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Magic (magazine)

06.01.2007 : dans Magic Hors-série vol.2 - Décembre 2006 / 365 chroniques - Dossier bilan 2006, Julien Welter place Loyola dans son Top 5, 2006 : "Avec celui de I Love You But I've Chosen Darkness, voilà l'autre meilleur premier album de 2006, au travers d'un exercice plus folk, mais tout aussi ombrageux et charnel. It will shine, qu'on vous dit, et l'on peut faire confiance à ce trio aguerri." Franck Vergeade, lui, désigne Espoir 2007 : Original Folks - " À l'Est, du nouveau. Le groupe de l'Alsacien Jacques Speyser peaufine un premier album lumineux de pop music anglophile, à paraître chez l'excellente maison strasbourgeoise Herzfeld. Entre Stuart Moxham et... Midlake. Original Folks se pose déjà là."

< Magic

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Taste Of Indie (web)

05.11.2006 : des photos de Loyola (concert du 25 octobre à Molodoi), Little Red Lauter et Buggy (Jacques Renault) au festival des duos du 28 octobre à Molodoi.







 

< Taste Of Indie

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Chronicart & La Blogothèque (web)

16.10.2006 : "Herzfeld fait sa télé" pour Chro et une brève pour la Blogo annonce la page clip.

< Chronicart
< La Blogothèque

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Libération (quotidien)

28.09.2006 : Festival. Présence accrue des arts plastiques au côté de la musique lors des Nuits électroniques de l'Ososphère, ce week-end à Strasbourg. Le numérique en nombre. (...) Logiciel chef d'orchestre. Autre marathonien, la Section Amour s'installe au rez-de-chaussée pour deux nuits d'improvisation en continu, à partir d'images sélectionnées par un logiciel chef d'orchestre ( Libération du 15 avril 2005). Lundi, les neuf musiciens (O. Lamm, Davide Balula, Domotic, Erich Zahn, My Jazzy Child...), tout frais débarqués, attendaient des cieux plus cléments pour s'atteler à leur première tâche. Capturer des «couleurs». Autrement dit, filmer, prendre des photos, des notes, des sons, pour tenter de saisir des instantanés de la ville et du quartier de la Laiterie, guidés par les habitants et artistes locaux, comme Renaud, aka Dr Wong, du label Herzelfd, dont quelques membres éminents (T., Lauter) viendront leur prêter main-forte.   «Les images glanées pendant la semaine nous suggèrent une couleur musicale, elles donnent une impulsion à nos improvisations», explique le collectif en résidence pour la semaine. Les Strasbourgeois peuvent contribuer en téléchargeant sur le site leurs propres images intégrées dans le dispositif. Marie Lechner

< Libération

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Explosions In Your Eyes (blog photos)

16.09.2006 : des souvenirs de Stimultania par Aurore.

< Explosions In Your Eyes

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Octopus (webzine)

12.09.06 : Loyola, It Will Shine : Le label strasbourgeois Herzfeld n’en a-t-il pas assez de nous offrir tant de bons disques ? Après l’irrésolu album éponyme de T. (alias Thomas Walter), après l’americana inspirée de Lauter, après l’enthousiasmant EP de ce dernier en compagnie de sa camarade de jeux Little Red, la structure alsacienne nous emmène dans une tournée rêvée des petits matins dans le van des Radar Bros, Smog, Neil Young et de tous les fantômes qui hantent les déserts entre Rhin et Rio Grande. D’une luminosité obscure, les quelques simples notes enrobées de gris du trio Spide/T./Vincent Nighthawk, oracles inspirés d’une fratrie à l’abyssale humanité, tiennent le plus souvent d’un petit miracle sans cesse renouvelé. D’une recherche mélodique à faire pâlir d’envie le grand Will Oldham lui-même, les quatorze plages de ce disque exemplaire de grandiose modestie se figent telles des pépites tristes dans les recoins les plus brumeux des âmes en peine. Un album dont il est bien difficile de ressortir un titre plus qu’un autre, tant l’intensité dramatique des pièces qui le composent nous tient en haleine de bout en bout. Quel choc, mes aïeux, quel choc. F abrice Vanoverberg

< Octopus en ligne

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Feuille de fuel (webzine)

08.09.06 : Ce disque était arrivé par hasard sur ma platine. Disparu mystérieusement, il a réapparu au meilleur moment pour moi, au début de l'été par le biais d'une fraiche connaissance. Loyola, formation hexagonale, signe ici son premier album et fait preuve d'un talent rare d'écriture. Naviguant entre Pinback, Herman Düne et Nick Drake, le goupe a su se forger une identité personnelle et attachante. Beaucoup de songwriters actuels (illustres ou anonymes) se damneraient pour composer un morceau du niveau de "Song of Fear", chanson splendide et magnifiquement arrangée. Comme souvent pour un premier essai, Loyola pêche par manque de concision. 14 titres, c'est un peu long d'autant plus qu'une baisse de qualité se fait ressentir sur au moins 5 plages. Le niveau était très elevé (cf les 3 titres ouvrant l'album) et le challenge difficile à relever. Pour finir, espérons que le label réussira à attirer l'attention du public car il serait fort dommage de ne pas profiter du talent de Loyola. Je me répète mais "Song of Ffear" est une des plus belles chansons entendues en 2006. Bernaby

< Kfuel

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Indietronica (webzine)

20.08.06 : " A l’écoute, Loyola impressionne tout d’abord par son aisance musicale qui se confirme dans les faits puisque It will shine a été enregistré en une poignées de jours de studio. Assez rapidement, peut émerger la tentation de situer leurs compositions quelque part dans le champ musical entre Radar Bros et 16 Horsepower. Cependant, cette association de trois individualités (Spide, T et Vincent Nighthawk) qui mènent en parallèle d’autres projets collectifs ou plus personnels au sein de Herzfeld, expose de belle manière son originalité. En effet si cette façon retenue de jouer le folk évoque la bande à Putnam et que la remarquable section rythmique rappelle les acolytes de David Eugene Edwards, Loyola évite le suranné du premier et élargit la palette du second. Les titres défilent... du folk dépouillé de Hello goodbye (référence ou hommage à Tim Buckley ?), The trip, Nightwear in the day, Look you in the eye ou plus travaillé de Upon the scene, Chestnut tree, Black hearted hate, primesautier Stereo Bum, Song of fear voire carrément pop-folk (désolé... je n’aime pas trop non plus cette étiquette) comme la très radioheadienne Royal citizen ou le tube Show up. Les structures sont simples, les arrangements modestes mais très pertinents puisqu’ils mettent particulièrement bien en valeur les morceaux, un peu à la manière du Seven Swans de Sufjan Stevens. Même si l’album n’évite pas quelques maladresses et des chansons un peu moins marquantes (Burden ou Billy boy par exemple), il existe, à ma connaissance, peu d’équivalents français capables de proposer un album folk de cette cohérence et de cette pertinence aujourd’hui...par   Tycho Brahe"

< Indietronica



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Mille-Feuille (webzine)

14.08.06 : "par Eric F. "Lo-yo-la, lo-yo-la". Mine de rien, ces trois syllabes qui nous avaient été sussurées en première partie du concert des Kadane Bros. à Strasbourg auront fini par tenir toutes leur promesses... Si la chanson qui porte le nom du groupe strasbourgeois est absente de cet album, les quelques autres titres que Herzfeld nous avait dévoilé jusque là, centrés autour de l'excellent EP Should Try To Hate sont eux présents, dans des versions reliftées, ce dont on ne peut que se féliciter, vu que les titres en question (Chestnutt Tree, Show Up et Black Hearted Hate) tirent avec brio leur épingle du jeu. N'en déduisez pas que le reste est forcément inférieur, et pour cause : de son dépouillé trio guitare sèche - basse - batterie, Loyola s'est métamorphosé en un groupe au son recherché et clairement mûri. Une bien belle réussite vu le peu de temps séparant ce premier album des débuts du groupe. Car si chacun dans le groupe a son projet parallèle (T, Spide et Drey) les trois membres du groupe finissent pourtant facilement par ne faire plus qu'un.Vous allez peut être trouver qu'on radote, mais il est si rare de voir sortir des disques français d'une telle qualité en une période aussi courte (entre H-Burns, My Name Is Nobody et Loyola, nous avons été gatés ces derniers temps) qu'on soulignera une nouvelle fois cette bénédiction.En revenant à nos moutons, il suffit ici de pas grand chose pour que tout s'envole : les deux voix qui se croisent et montent doucement, la batterie qui claque régulièrement, des lignes de basses imposantes...Royal Citizen nous prend même par surprise avec sa rythmique tendue et martelée avant de vite nous emporter. A la vérité, quelle que soit la combine que nous proposent les trois jeunes strasbourgeois, on les suit allègrement et sans réfléchir, sous l'effet du charme spontané du trio.La longueur du disque pouvait un peu inquiéter (quatorze titres tout de même) mais l'intelligence du groupe et sa variété de chansons font qu'on oublie bien vite qu'on a eu peur un court instant. Les textes étant la plupart du temps fort bien sentis, sincères et délivrés dans un anglais parfait, on en arrive à la conclusion que Loyola regroupe incontestablement trois garçons promis à un bel avenir."

< Mille-Feuille

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Les Choses (webzine)

25.07.06 : A chaque nouvelle sortie du label alsacien Herzfeld, nous réalisons un peu plus encore que le choix artistique du label révèle un (bon) goût prononcé pour les artistes de qualité. Loyola ne déroge pas à la règle et continue à décliner les références américaines sur le territoire français. Neil Young n'est pas loin, Smog, Will Oldham ou Radar Bros n'ont plus. On sent un brise légère soufflant depuis les grands espaces nord américains. Une brise qui n'emporte pas tout sur son passage mais qui grâce aux musiciens de Loyola, prend une nouvelle direction lui faisant dire de nouvelles choses, des choses toujours aussi réelles mais pas forcément joyeuses. De par sa maîtrise et son talent, Loyola décrit les émotions avec tact et montre simplement qu'une musique peut être sombre et chaleureuse à la fois. Titres préférés : Song of fear - Upon the scene - Royal citizen - It will shine. Eric Henaff

< Les Choses

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France Bleu Alsace (radio)

23.06.06 :   Herzfeld, invité de l'émission de Guy Wach sur France Bleue Alsace de 17h30 à 18h le samedi 24 juin, pour présenter le label et la dernière soirée à Stimultania.

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Les Inrockuptibles (magazine)

21.06.06 : " Loyola : It Will Shine… Ce qu’oublie de préciser le titre, c’est que si, effectivement, ces chansons brillent, c’est uniquement dans l’obscurité : il y a du Tindersticks, donc du Leonard Cohen, dans cette manière de susurrer gravement des chansons aux joliesses perverties par le mauvais vin, le mauvais sang. Pour ce trio doué et habité, les Vosges natales valent bien les Appalaches : Loyola joue ici le même gospel fruste, le même folklore anxieux que Neil Young, Radar Bros ou Sparklehorse là-bas – d’une voix blanche cavalant sur des idées noires, éperonnée par une électricité chancelante mais teigneuse. Des Catskills aux Vosges, ce sont les mêmes bois sombres dans lesquels on se perd, dans lesquels on taille ses guitares : pourtant, même frustes et fauchées, ces chansons ont mis les habits du dimanche (violoncelle ici, jolies chorales là) pour chanter, avec grâce et une ferveur palpable, ces contes tordus, ces histoires d’amour qui finissent mâles, en général.  Jean-Daniel Beauvallet "


< Les Inrockuptibles



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Autres Directions (webzine)

16.06.06 : Spide + T. + Vincent Robert (Buggy) = Herzfeld dreamteam ’Loyola’
Poursuivant son travailleur artisanal comme un compagnon du devoir, le label Herzfeld, fruit de l’union de Vergo records et Antimatière, livre sa nouvelle oeuvre, le premier album de Loyola, It Will Shine. Loyola, ou encore une histoire d’amitié, puisque les trois membres de ce groupe ont déjà réalisé des disques sur la structure alsacienne : Spide (déjà auteur de deux albums à connotations folk), T (dont l’album paru en 2005 est chaudement recommandé) et de Vincent Robert (déjà croisé au sein du groupe pop Buggy). Sorte de super-groupe miniature, Loyola livre un album entre mélancolie et hédonisme, ouvertement influencé par les grands songwritters américains, fichtrement passionnant et personnel.

Chacun de vous a déjà fait paraître des albums, alors faut-il considérer Loyola comme un side-project pour se détendre en famille ?
Spide : Loyola est un des projets Herzfeld, donc plutôt détendu oui.

Y aura-t-il une suite à It Will Shine ?
Probablement, mais cela va dépendre des envies et de la disponibilité de chacun.

Envisagez-vous de faire des concerts en tant que Loyola ?
Autant que possible.

Comment vous répartissez-vous les rôles au sein de Loyola ?
Vincent à la basse et à la science musicale, T à la batterie et aux idées lumineuses.
Et moi à la guitare et aux compositions.

Comment avez-vous enregistré l’album ? Dans quelles conditions ? Aviez-vous une idée précise ou bien l’identité du groupe s’est affirmée au fil des enregistrements ?
Vincent a produit l’album dans son petit local au centre de Strasbourg. L’idée de départ était d’enregistrer toute la musique live mais il a fallu enregistrer les voix en overdub. Nous avions une semaine au mois de novembre 2005 plus deux jours pour les arrangements enregistrés dans un local au port du Rhin. Pas d’idées précises, un tiers des morceaux ont été écrits pendant l’enregistrement et une autre partie est constituée de chansons enregistrées lors d’une précédente session.

Pourquoi avoir réenregistré sur l’album les 4 morceaux qui étaient en téléchargement sur le site Herzfeld ?
Nous n’avons réenregistré que 2 morceaux déjà disponibles sur le site mais je ne peux pas te dire pourquoi...
Peut-être pour rendre Show Up un peu plus dansant...

Comment réagissez vous quand les médias vous présentent comme une bande de copains sortant des disques sur un petit label basé en Alsace ?
Nous réagissons normalement puisque nous sommes une bande de copains et Herzfeld est bien un petit label basé en Alsace bien qu’aucun de nous ne soit alsacien. Nos slogans « The Sound Of Young Alsace » (en référence aux labels Motown puis Postcard qui l’a adapté à l’Ecosse) ou « le son de la côte Est » sont des façons de s’amuser de ça.

Si vous aviez une proposition pour utiliser un de vos morceaux pour une publicité ou faire de Show Up le n°1 des sonneries de téléphone, vous feriez quoi ?
Un nouveau sujet de (long) débat pour les réunions Herzfeld...

interview denis par email juin 2006

< Autres Directions

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Indietronica (webzine)

10.06.06 :   "Sortir des sentiers battus (ouais, je sais elle est facile) de la pop. Buggy est un cas d'école. Une fraîcheur accueillante dans ces prémices d'été, un dynamisme et une spontanéité qui donne envie de sauter partout, un sens mélodique imparable qui rend l'écoute de chansons comme Darkness, Breakin' Out ou surtout Lime Juice inimaginable sans hochements de tête particulièrement convaincus... Buggy est un cas d'école parce que si ces alsaciens étaient nés aux USA, ils pourraient prétendre suivre les traces de Pavement ou de Fountains of Wayne. Seulement voilà, la France regorge de mélodistes hors pairs pour qui la reconnaissance est une véritable planche à savon... Pour tout dire, cet album m'en a rappelé un autre, sorti il y a 8 ans chez les regrettés lithium : "Trade winds in a loft" d'Emma, qui avait connu un succès - d'estime tout de même - bien en deçà de ce que leurs chansons méritaient. Citons encore, la carrière exemplaire des Married Monk - avec qui la parenté de Buggy est sur certaines chansons, particulièrement marquante - qui enchaînent les réussites musicales, en slalomant entre les recettes commerciales. Donc, souhaitons que le destin de Buggy soit autre. Certes l'album peut parfois manquer d'homogénéité et certaines chansons avoir un peu plus de difficulté à convaincre. Néanmoins les prises de risques réussies comme l'instrumental jim'o rourkien Quebec ou la conclusion de l'album On Da Road qui convoque avec délice un choeur d'enfant (une réminiscence de 'Knock knock' ?) vous laissent en bouche un goût délicieusement addictif. Buggy est une sortie Herzfeld à déguster sans modération. par   Tycho Brahe"

< Indietronica


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Blogotheque (blog)

31.05.06 : « Léger vent frais sur l'Alsace. Dans la région de Strasbourg le temps devrait être couvert, le ciel d'un blanc épais avec de grandes zones couleur de gomme. Aucune dépression n'est à craindre, seules des intempéries devraient venir en fin de soirée nettoyer les pare-brises et fouetter les jeunes qui jouent au football sur la place de la mairie où entre les arbustes, la cour de gravier fait figure d'arène. Si le disque de Loyola relevait de la pluviométrie, s'il était climatique, ce serait sous la forme de ce bulletin. Pas un avis de tempête, pas un soleil jaune d'or et clinquant comme une gourmette au cou d'un nouveau riche, mais plutôt un temps d'automne. Il faut néanmoins convenir que ces heures indécises sont dangereuses, qu'à trop écouter Loyola, on pourrait avoir envie de commencer à boire de la bière dès onze heures du matin, ce qui serait, convenons-en, un moyen très sûr de disparaître et de se diluer dans la mousse plutôt agréable à court terme.   It will shine commence à l'aube, escamote la journée, et se termine au crépuscule. Curieux écart de temps ! Herzfeld a l'art de cueillir l'arrière saison, et nous fait loger chez l'habitant, leurs disques ne sont pas destinés aux touristes, ils ne représentent ni la ville ni la campagne, ils sont le fruit d'un individu et de son intimité, d'où cette sensation parfois étrange d'entrer aussitôt dans la confidence sans pourtant connaître personne. Je ne sais pas si It Will Shine est pluvieux (plus vieux), ou au contraire si ce disque qui rappelle Will Oldham est devancier d'une future Dolce Vita, disons seulement que le micro-climat qui sévit sur l'Alsace lave un peu les idées et qu'Herzfeld poursuit son activité de défrichement, suivant une ligne de conduite d'une belle intégrité. Pradoc »

< La Blogothèque

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Another Record (label / blog)

29.05.06 : à propos de Loyola : « Publié sur le web mi décembre 2005, mais découvert très fraîchement, ce sublime mp3 ep intitulé "Should try to hate".   Toujours aussi Herzfeld dans l'approche vintage du son et des compositions, on accroche instantanément à ces quatre titres adorables. Enjoy! Michel »

< Another Record

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Autres Directions (webzine)

26.05.06 : « Malgré l'aspect minimal et artisanal de ses productions, le catalogue Herzfeld tutoie l'excellence. Alors, même si ce premier disque de Loyola est présenté comme ses prédécesseurs, les recommandés albums de T, Lauter et Buggy, dans son plus simple appareil (pochette une face, photo de vacances en guise d'unique visuel, graphisme ultra-basique, production rachitique), la nouvelle référence du label alsacien est des plus attachantes. Parce que dès que It Will Shine est posé sur la platine, on oublie l'objet... La magie opère dès les premières notes de Upon The Scene et on comprend bien vite que Loyola va devenir un compagnon du quotidien - pour longtemps. On se laisse porter, transporter par ces chansons dénudées, ce jeux de voix, cette orchestration brute et simple, qui sans esbroufe, sans fioriture permet de déployer des sommets de mélodie. Le trio, composé par Spide épaulé par son cousin Thomas Walter, alias l'homme-lettre T., et Vincent "Nighthawk " Robert croisé chez Buggy, s'échange les instruments à tour de rôle, se relaie au micro dans une parfaite homogénéité alchimique. Décidément, on aimerait assister à un dimanche en famille chez les Herzfeld ! Loyola délivre une musique noire et lumineuse, dépouillée et intense. It Will Shine brille d'un éclat que le manque de moyen n'atténue pas, notamment sur le tube pop Show Up ou sur l'orageux Chesnut Tree. Le trio atteint sans peine les sommets de Bonnie Prince Billy ou de Smog, c'est à dire la plus belle et absolue des désolations. On pleure le sourire aux lèvres sur It Will Shine, le morceau-titre, on se sent libre quand Burden bascule dans une montée instrumentale tendue. On voudrait voir ces 3 garçons chantés Song Of Fear (refrain à la tierce, choeur divin...) parce qu'on voudrait partager ces sentiments avec eux, un peu jaloux quand même de leurs talents. Loyola, ça veut dire le grande classe en alsacien ? denis »

 < Autres Directions

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Magic (magazine)

15.05.06 : « Certains labels ont adopté des préceptes aisément séduisants, tels les disques Saravah et l'intemporel « il y a des années où l'on a envie de ne rien faire' » Herzfeld s'est choisi « The Sound Of Young Alsace » et l'on se dit que ces gars-là doivent être sûrs de leur affaire. Effectivement, l'album de Loyola est la quatrième sortie, une fois encore remarquable, de ce jeune label. On peut estimer qu'Herzfeld est le fruit de l'association de deux structures défuntes, Antimatière et Vertigo, qui auront essuyé les plâtres afin de permettre aujourd'hui la réalisation d'un sans-faute. L'évidence pluridisciplinaire de ses membres explique aussi la cohérence des publications, quand leur expérience sur la longueur coupe le spectre de la redite à la racine. Au sein de Loyola, Thomas Walter (alias T.) et Vincent Robert (croisé chez Buggy et Lauter) épaulent le dénommé Spide (Pierre Walter, le cousin dudit Thomas). Comme du Bedhead plus ouvertement rural, le folk caverneux de Loyola est résolument éploré. Un peu moins rustique que Lauter et plus soucieuse d'un format pop, sa mélancolie sèche se déploie dans la lenteur et la prédisposition à une science de l'arrangement bancal. La batterie cimente un chant aux abois, capable d'une volte-face élancée avec les morceaux Song Of Fear et Show Up, à mi-parcours de l'album. On se dit qu'au-delà de la comparaison avec Herman Düne, Loyola pourrait même écrire cette chanson qu'on a cessé d'attendre de la part d'Interpol. Comme son titre l'indique, et un peu à la manière de On The Beach (1974) de Neil Young, la mélancolie à l''uvre sur ce disque fonctionne comme un adieu à la tristesse, et non comme le constat d'un glissement irrépressible et malheureux. Pour ceux qui cherchent une alternative à I Love You But I've Chosen Darkness'   Julien Welter 3/5 »

dans le même numéro, Loyola est cité dans la rubrique playlist Bouclage avec le morceau Show Up. Magic n°100, mai 2006

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Explosions In Your Eyes (blog photos)

30.05.2006 : des photos de Loyola à Stimultania.

< Explosions In Your Eyes

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Radio Campus Bruxelles (radio)

21.04.2006 : Blaesheim Hill de Buggy est dans la playlist de la radio bruxelloise.

< Radio Campus Bruxelles

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Ultra Infos (pdfzine)

29.04.2006 : dans le petit bulletin de l'asso Hiéro de Colmar - "Buggy de Strasbourg ne cesse de collectionner des critiques élogieuses parfaitement justifi ées pour leur premier album «Blaesheim Hill» , croisement parfait entre Pavement, The Pastels et la chorale de West Point. Un coup d’oeil sur le site de leur label Herzfeld s’impose : www.hrzfl d.com"


< Hiéro


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Green(blog)

10.04.2006 : "Little Red :
Pendant que je travaillais — au dépens de green et oui, je me sens assez coupable comme ça, vous n’avez pas besoin d’en rajouter — il y avait quelque chose qui attendait dans ma boîte à lettres que j’avais hâte d’écouter… Little Red. À ma connaissance, david f avait été le premier à attirer notre attention sur Little Red, [en janvier 2005! que le temps passe vite], et depuis j’attendais une suite. Puis le mois dernier, j’ai reçu un mail de la part du label Herzfeld pour me dire qu’une collaboration Little Red + Lauter était disponible en téléchargement libre sur le site de Herzfeld. C’est donc l’occasion non seulement de [re]découvrir encore un exemple de la créativité étonnante du label/collectif Herzfeld, mais aussi le moment d’aller écouter les autres artistes — il y a des morceaux de Drey et de Loyola à [re]découvrir. Allez-y, vous ne serez pas déçu." Jonathan

< Green

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Dernières Nouvelles d'Alsace (quotidien)

21.03.06 : 'Buggy, le bois joli - Herzfeld, label strasbourgeois, est une histoire entre amis, dispersés courageusement dans plusieurs formations. Loin des dictatures FM. Après T. et Lauter, ils nous proposent Buggy et leur Blaesheim Hill. Un beau disque tranquille, nocture. Folk rock littéraire, hanté et nonchalant, éparpillé queque part entre les mélodies crépusculaires de Minor Majority et le sadcore de Low, une oreille toujours ouverte sur les maîtres du genre, Bob Dylan et Neil Young. Leur showcase l'autre jour au forum de la Fnac exposait une musique fragile, "involontairement lo-fi" selon le groupe, qui prêche un mariage plus que naturel entre un folk acoustique teinté par le rock indie et la country alternative, sans se soucier vraiment des étiquettes. Mais en vérité, on découvre une écriture claire et épurée, une pop soignée arrosée par une étrange mélancolie. Les jolies comptines, une poignée de chansons lunaires données, tout naturellement, en anglais. Sur scène Buggy propose un étrange mélange de néon et de feu de bois. Une musique tout en nuances, entre une guitare en bois d'ébène et une voix délicate, voilée par un songwriting intelligent et bien dosé. Le groupe tisse ses chansons avec un son clair-obscur bien mesuré et juste. Une relecture délicate, qui vibre librement de nombreuses influences - un énorme espace d'american dream transformé en boîte à musique. Pour nous rappeler que le plus souvent les jolies choses sont simples. Une affaire à suivre. Velibor Colic.' DNA 11.03.2006


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Magic Radio (radio web)

10.03.06 : I Stand de Drey en rotation sur le radio web du magazine Magic. Ce morceau de lave en fusion a en effet trouvé sa place dans la playlist du rock critic old school Etienne Greib. Peace, man.

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Station Service (mensuel)

01.03.06 : "Sur le site du label Herzfeld, vous pouvez télécharger 4 nouveaux titres de Claire Deribreux alias Little Red composés et interprétés avec Lauter (Boris Kohlmayer), regroupés sous l'apellation My Bloody Saint Valentine, sous la forme de folk music pastorale, légère comme un crayonné et sonnant comme du lo-fi mormon. Patrick Peiffer "

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20 minutes (quotidien)

28.02.06 : "le Forum de la Fnac propose cet après-midi un mini concert acoustique et une rencontre avec le groupe Buggy, à l'occasion de la sortie de leur album Blaesheim Hill sur le label Herzfeld. Ce disque est la troisième référence de ce jeune label alsacien après T. et Lauter. Dans la lignée de Pavement et Sebadoh, ce combo strasbourgeois distille une pop automnale et bucolique, influencée par la pop-rock low-fi des années 90. "

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Igeneration

17.02.2006 : « Nous n'exprimerons jamais assez tout le bien que nous pensons des productions en provenance de la microstructure alsacienne Herzfeld. Pour ceux qui n'auraient pas encore eu la chance d'écouter la compilation de 12 titres dont nous avions déjà parlée et toujours disponible sur le site, une séance de rattrapage les attend avec le Springtime EP de Drey et le Should Try To Hate EP de Loyola , tous deux excellents et à télécharger gratuitement. Yann Desert »

< Igeneration

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Jade (web)

16.02.06 : "Herzfzled, en à peine 3 références (T/, Lauter) a su faire montre d'un nez fin impeccable et d'une certaine maestria en matière de découverte de jeunes talents. Faisant suite à T. puis Lauter, il draîne cette fois dans sa traîne Buggy, qui après de singulières modifications (Molies, Non Stop Kazoo Organisation, Stephen's Library) a su asseoir son line-up. Un peu dans l'esprit de la pochette, on se sent bien, perdu quelque part dans New-York un samedi matin ensoleillé, à sentir le soleil taper sur son visage et l'odeur des Pancakes fin sortis du four. Nonchalant sans être gauche, aérien sans être vaporeux ; précis sans être précieux, Buggy invite à sa table des références chouettes et classes, depuis Pavement à Sebadoh ! On respire l'indie 1980' à pleins poumons ! Les mélodies sont légères, entêtantes, la batterie minaude avec élégance, les voix imposent une belle prestance, la bande de potes (T. et Lauter) est au rendez-vous. Buggy nous ferait presque nous sentir en été en plein cœur de l'hiver ! Pour faire des économies de chauffage ! Absolument conseillé ! Julien Jaffré"


< Jade

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Octopus (web)

16.02.06 : "Groupe issu de la scène pop strasbourgeoise des années 90, Buggy espérait poursuivre sur la superbe voie (t)racée par ses petits camardes de label T. et Lauter. Disons-le tout net, le résultat est en demi-teinte. Ce n’est pas que je ne goûte pas le genre (la pop sixties), c’est simplement que trop de héros récents (The High Llamas, Papas Fritas, Belle & Sebastian) ou plus anciens (Beach Boys, pour ne citer qu’eux) encombrent ma mémoire pour que j’adhère totalement au projet de Renaud Sachet et ses quatre petits camarades. Alors, une production lo-fi peu avantageuse, un chant aux antipodes de Stuart Murdoch, des harmonies pas toujours heureuses… Bref, je reste sur ma faim. Mais ça ne coûte rien d’essayer. Fabrice Vanoverberg"

< Octopus En Ligne


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Liability (web)

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.01.06 : podcastons avec liabcast : " 15. Loyola - Show Up - Loyola est la rencontre folk parfaite entre Pierre Walter (ex Little Red), Thomas Walter, son frengin, plus connu sous le nom de T. et Vincent Robert (Drey, Buggy...), homme de son(s) chez Herzfeld. "Show Up", balade imparable (terminée par de la prog/folk entre Gravenhurst et Matt Ward) vous fera chantonner tout la journée pour commencer la nouvelle année le sourire aux levres. Ce titre est issu du splendide EP - Should Try to Hate disponible gratuitement et en intégralité chez Herzfeld (où vous trouverez aussi l'EP Springtime de Drey à écouter par la même occasion!). MERCI Herzfeld!"

< Liability

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Les Inrockuptibles (hebdo)

11.01.06 : "Sur la pochette de Buggy, il y a un garçon barbu avec un T-shirt du groupe Magma et fatalement, on a eu peu les chocottes. Le groupe pose dans un diner ou un deli parce que Buggy n’a pas envie de fréquenter les cafés ou les bars, ces saloperies d’ici que la naissance leur a imposées alors qu’eux, comme Yves Simon, rêvent de New York, New York City sur Hudson – en lieu et place de Strasbourg sur Rhin, où la cigogne a fait une grave erreur de livraison. Un peu à la manière des Weather Prophets, qui fantasmaient New York depuis Londres avec de grands yeux romantiques d’Européens, Bugsy connaît par cœur le rock lettré américain, son dandysme de trottoir, sa déglingue flamboyante. A la façon de Luna ou Yo La Tengo, immenses groupes sans importance, Buggy est ainsi un genre de tribute-band à un raffinement pop suranné, à ces arpèges hautains et à ces chœurs brisés qui, des Byrds à Television, du troisième Velvet à Pavement, font qu’aujourd’hui encore on a le droit de porter avec une classe inouïe une frange et des lunettes noires – c’est mieux qu’un T-shirt Magma et la barbe. Jean-Daniel Beauvallet"

< Les Inrockuptibles

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Freemusic (web)

03/01/06 : à vos dictionnaires franco-tchèque, une chronique de Lauter par Pavel, de République Tchèque. L'heureux traducteur de ce texte (lien) remportera un disque de Lauter, gracieusement offert par votre label pré-fé-ré.

< Freemusic



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